The winer is?

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The winner is ?

 

 

 

Les filles battent les garçons !

Et oui, pour une fois, les filles sont meilleures que les garçons. Cet article, vous explique dans quoi et pourquoi. Mais les garçons ne se laissent pas faire et gagnent à la fin. Découvrez pourquoi !

 

Depuis des années, les filles ont une meilleure performance scolaire que les garçons en primaire et dans le secondaire. Malgré leur meilleure réussite, elles choisissent pourtant des filières moins prestigieuses et valorisées que les garçons après leur Bac.

En cause, les attitudes qu'elles ont prises durant leur enfance au travers de leur socialisation, les enseignants qui inconsciemment renforcent parfois les stéréotypes et, plus généralement, la société avec les préjugés sur les matières faites pour les filles et les garçons.

 

Quelques chiffres pour montrer la meilleure réussite scolaire des filles (chiffres provenant de l’Education Nationale, 2015)

Tout d'abord, les garçons redoublent plus souvent que les filles entre le CP et le CM2. En CP par exemple, 1,3% des garçons redoublent contre 0,8% chez les filles.

Cet écart entre les filles et les garçons est encore plus marqué dans le secondaire. En effet, les filles sont plus nombreuses à accéder au second cycle général et technologique (2nde, 1ère, et Tale).

De la même façon, les statistiques montrent qu’elles sont plus nombreuses à obtenir le bac, quelle que soit la filière (92.3% des filles réussissent un bac général contre 89.3% des garçons ; 85% des filles réussissent un bac professionnel contre 79% des garçons).

Enfin, la proportion de non-diplômés est plus importante chez les garçons.

 

A vrai dire, les garçons ne sont pas vraiment aidés dès leur plus jeune âge. Les jouets qu’on leur propose, par exemple, ne développent pas les mêmes compétences que ceux des filles.

En effet, la différence entre les sexes commence dès le plus jeune âge, sans que les parents sans rendent forcément compte.

Par exemple, les pleurs d'un nourrisson seront interprétés comme de la peur chez une fille alors que chez un garçon, on y verra de la colère. Cette différence se retrouve aussi dans les jouets dédiés aux filles et aux garçons, ils ne permettent pas tous d’acquérir les capacités et les attitudes favorables à la réussite scolaire.

Il y a beaucoup plus de jouets de « filles » qui sont favorables à la réussite scolaire (perles, poupons, mini tableau de maitresse…) parce qu’ils développent la patience, la motricité fine, l’autonomie ou encore parce qu’ils permettent de « jouer à l’élève ». Les jeux proposés aux garçons sont souvent physiques, en extérieur, parfois même sources d’agressivité ou de violence. Du coup, les capacités et les attitudes acquises durant l'enfance chez les garçons ne permettent pas forcément une bonne performance à l'école alors que les filles ont déjà de bonnes bases pour réussir leur scolarité.

 

Alors, pourquoi les filles choisissent-elles des filières moins valorisantes que les garçons ? Gagneraient-elles la mi-temps mais pas la fin du match face aux garçons ?

Après le Bac, la majorité des filles font des études supérieures (28,8% contre 24,1% de garçons). Les garçons, eux, préfèrent les études courtes et font des brevets professionnels (23,5% contre 22,4% de filles)

Pourtant meilleures en sciences que les garçons, elles ne sont pas majoritaires dans les formations post-bac telles que les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), les écoles de commerce, les formations en gestion et comptabilité ou encore les formations d'ingénieurs.

 

81% des filles maitrisent les sciences en classe de 3ème en 2013 contre 76% des garçons

 

En cause, les enseignants et les préjugés de la société.

En effet, les enseignants poussent plus les garçons dans les matières scientifiques en leur donnant la parole plus longtemps que les filles ou en leur faisant des cours particuliers. Ces pratiques sont souvent inconscientes car dans la société les mathématiques sont associées aux garçons et la littérature aux filles.

Du fait des préjugés de la société, les garçons aimant la littérature se sentent obligés d'aller vers les mathématiques de peur des moqueries de leurs camarades. Le résultat se perçoit dans la répartition des filles et des garçons au sein des différentes séries au lycée :

Proportion de filles dans les différentes séries générales (à la rentrée 2010).

 



Série S

Série ES

Série L

45%

61%

78%

 

Nous pouvons tirer de ce développement que les filles réussissent scolairement mieux que les garçons car les capacités acquises durant leur enfance, grâce à leurs jouets, sont favorables à leur réussite scolaire. Néanmoins le comportement des enseignants et les préjugés de la société empêchent une égalité des sexes face à l’orientation et met parfois des élèves en difficultés face à leur choix pour leur avenir.

On peut donc se demander si les stéréotypes véhiculés par la société sur les matières des filles et des garçons réussiront à évoluer dans le futur…